29 décembre 2006

SK#099

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Nouvelle interface de Smoking Kills. C'est un peu mon propre cadeau de Noël. Jamais mieux servi que par soi-même, avec l'incomparable doigté de fsens, rapide, direct et sans bavure comme on les aime.

Heroes est en stand-by alors je me mets à imaginer quel pouvoir j'aimerais bien avoir, sans que ça finisse par devenir ingérable et que je me sente obligée d'aider la population toutes les deux minutes sans retour de gloire.
Je voudrais le pouvoir le plus vicieux et égocentrique, celui qui te permet de voyager gratuitement, de voler de l'argent dans les caisses des supermarchés ou bien encore de regarder les gens vivre.

Je voudrais être invisible à volonté.
J'imagine donc les contraintes et puis j'impose des lois. Que mes vêtements le soient aussi pour ne pas risquer de prendre froid. Que je puisse inviter certaines personnes à le devenir, avec une simple pression sur l'épaule ainsi que les objets, certains objets, ceux que je volerais. Un pouvoir pénard en somme.
Bien évidemment si un type en collants volait jusqu’à moi, me demandant de l'aide pour démanteler un réseau de terroristes, je ne rechignerai pas à me racheter une conscience.

Edit: Finalement comme j'ai tout compris au html, le design n'a pas fini d'être modifié. Je vais rendre l'interface tellement cosy qu'on voudra y prendre le thé.


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« Gigolo »

27 décembre 2006

SK#098

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C’est parti. Ça fait de la slush dans les rues et j’ai manqué de tomber sept fois, non en fait, dix ou quinze. Dans la boutique de pompes, j’enfile mes futures bottes en mousse, fourrées et particulièrement laides. Suffisant pour les trois mois à venir, enfin il me semble.
Je repère des chaussures de maquereau, blanches à bout pointu. Je reviendrais.
A la librairie, tout est à moins vingt pourcent, je ne l’ai su qu’à la caisse, alors sur le coup, j’ai regretté de ne pas avoir acheté le dernier Ralf Konig. So gay.

J’ai trouvé King Kong Théorie dans le rayon sociologie, indexé chez les féministes. Enfin, la vendeuse aux sourcils rasés l’a trouvé pour moi. Alors lorsque je lui ai demandé dans quel rayon il était, et qu’elle m’a dit rayon socio, j’ai écarquillé les yeux : « Déconne pas! » C’est juste que dans Glamour (sans commentaire), il y avait cette phrase que la Despentes à dit : « Coincées entre des injonctions sociales contradictoires et des normes esthétiques drastiques, les femmes doivent en plus (…) consoler les hommes qui se sentent dévirilisés »
J’ai tout de suite pensé qu’elle avait particulièrement raison et que Despentes en porte-parole du nouveau féminisme, me semblait être un pied de nez à toutes une cliques de sociologues qui sentent la naphtaline.


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« Pat & Sunday »

21 décembre 2006

SK#096

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Je n’ai pas l’impression que c’est Noël. Il y a des éléments manquants, sauf peut-être les niaiseuses Christmas songs dans les magasins et les deux guirlandes qui pendouillent dans la rue. Je n’ai pas l’impression parce que cette année, je ne me sens pas malheureuse.

Il y a tellement de raisons pour qu’on déteste cette période, introspection, solitude, tout ça, que j’en viens à me demander si l'on ne cherche pas à l’entretenir. L’approche de mes trente ans me fait sérieusement songer à changer de cap. Non, ça n'est plus fun, et aucunement fashion de tirer la gueule. Wajdi Mouawad a enflammé mon esprit, lorsque qu’il a fait hurler à ses acteurs «L’enfance est un couteau dans le cou ».

« Incendie » est une pièce atrocement belle de trois heures, que tout être à la recherche de son identité est invité à voir.

Et puis dans un registre purement ego-stylistique, fsens (non je ne te mets pas la pression) va grâcieusement contribuer au déchiffrage des codes html de ce blog, sur lesquels j’aggrave considérablement ma myopie. Les titres des posts, quant à eux, seront uniquement numérotés pour éviter de finir par y écrire des stuffs insensés.
Follement intéressant non ?


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« Crazy Sunday »

18 décembre 2006

SK#095

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Je récapitule. Crayon de bois qui frotte la feuille blanche.

-Vol 1
Départ : Air Canada/28 avril/ 8h30/Vol direct.
Arrivée : 11h30 > San Francisco.
-Vol 2 :
Depart : Delta Airline/11 mai/8h50/Vol direct
Arrivée : 10h10 > Los Angeles

Ne reste plus qu’à choisir une troisième étape avant le retour. Elle ne veut pas de Las Vegas, je ne veux pas de Mexico.

Ce soir, Staff Party de mon job. Open bar, dj de luxe. Manu me dit qu’il a acheté du speed pour 15 pièces. Dandy apprend l’o.d. d’une amie et Colibri s’allonge dans les caniveaux. Ici, il est plus facile de trouver de la drogue que du fromage de qualité.

Sinon je suis triste. Naughty James stoppe son Project 1095, le Pulp ferme et l'homme au profil myspace le plus laid du monde veut être mon ami.


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« Hors Micro »

16 décembre 2006

SK#094

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Une tempête solaire serait à l’origine de la chaleur inhabituelle qui règne sur le Canada ces jours-ci. Je vérifie la théorie en sortant sans mon écharpe, à la cool, limite, j’enlèverai le manteau.
Au restaurant végétarien thaïlandais, le patron nous confie que la ville lui a conseillé de moins recycler et puis que de toute façon, ça ne servait à rien vu que tout n’était pas pris en compte. Il a dit qu’il trouvait ça scandaleux et puis un peu plus tard, il nous a offert de goûter des algues marines caramélisées. On a franchement hésité puis on s’est régalée. Dans le resto, on y fête quatre anniversaires à la suite. Je cherche la caméra, je me demande si Marcel Béliveau est de retour, ça ne me semble tout simplement pas concevable de fêter ça chez un Thaïlandais, bien que cité dans le Mirror, et qu’en plus, ces quatre blaireaux aient eu la même idée.
Lucienne lance la théorie de la baise à profusion à peu près vers Mars. La renaissance de la nature et de ses désirs. Du coup, j’en viens à calculer bêtement la date de copulation parentale.

Dans le quotidien musical, il y a la critique de trois albums. Millimetrik ,Hudon et Patrick Watson. Trois artistes locaux, deux de mes collègues, dont un ancien, qui, par une étrange coïncidence, sortent leurs galettes respectives en même temps. Alors ça parle machines, logiciels, kick et loops et force ainsi La Petite Chienne a développer son électronica.
Montréal est une ville qui défend corps et âme ses artistes locaux et encourage la production avec un réel sens de l’engagement.


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« Damien Macro »

12 décembre 2006

SK#093

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Je passe des heures devant Ableton Live, casque sur les oreilles, le nez collé à l’écran. Un peu mal au dos. Je pianote et je freine mon envie d’investir dans une korg que j’ai repéré chez un revendeur du coin. Quelques heures plus tôt, je me procure la quasi-totalité des morceaux du label Perlon. Autant dire, le meilleur label minimal. Ce bonheur me donne envie de pleurer toutes les larmes de mon corps.

Lucienne débarque de New York et fait s’échapper la neige. J’aimerais dire qu’il ne fait pas si froid à Montréal, ou bien c’est que je m’habitue. Ce que j’aime avec cette Bitegirlz, c’est qu’elle apporte toujours son lot de dernières nouvelles parisiennes. Samedi, Claire dit « J’ai l’impression d’être chez moi, en France. Tous réunis autour de la table basse, le cul par terre, une clope au bec. » C’était tout à fait ça chez moi aussi. Blocage psychologique à investir dans une vraie grande table familiale, avec ses quatre chaises et ses sets en paille vernie.

Après une prestation au lapdance, Manu rencontre un mécène qui lui offre de couvrir toutes ses dettes en échange d’une amicale compagnie. Que dire ?

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« Emmanuel en extérieur »

06 décembre 2006

SK#092

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Température extérieure : -9 degrés. Temps ressenti : -16 degrés.
C’est un peu comme les pizzas à 99 cents qui ne coûtent jamais 99 cents.

J’ai laissé la porte ouverte pour ne pas avoir à redescendre lorsqu’il arrivera. Manu me saoule au champagne et m’offre de la weed. Normal quoi. Il redescend chercher de quoi se restaurer. Demi poulet, morceau de porc, patates douces, sauces piquante. Il se lèche les doigts et s’excuse de tous les rots qui s’échappent. On parle de baise et puis d’amour, dans ce sens là.
Je me sens déjà bourrée lorsqu’il faut monter l’escalier. Il retire sa chemise, alors je me dis, j’espère être à la hauteur.
Quatre-vingts photographies plus tard, il porte mon sac jusqu’au bar. Il y a du monde ce soir. Bruno diffuse mon slide show et Phil dit « C’est ta soirée on dirait. »

A la table du fond, des dj’s de Mutek Records boivent des bières. Je me souviens qu’ils étaient venus au barbecue cet été, chez moi, et que la politesse voudrait qu’ils viennent me dire bonjour. Pour la peine, j’augmente le son jusqu’à ce que plus personne ne s’entende.
Un type éméché me souffle son haleine nauséabonde. « Est ce que tu l’as cette chanson. Ca fait lalala tudududutu tic tic et à la fin ça fait toudoum toudoum tac… » Je me retiens de rire, de me foutre pleinement de sa gueule. J’attendais vraiment qu’on me la fasse. Qu’on me chante un morceau. J’aurai pourtant vraiment aimé lui faire plaisir, prouver à quel point je suis forte en blind test, mais c’était malgré moi impossible.

Casino Royale est sans doute le meilleur James Bond. C’est en tous les cas ce qu’ils disent tous. Il a juste été updaté version 2006. Plus de muscles, moins de flegme britannique.
Je ne retiendrais qu’une phrase importante. « De toute façon, cette garce est morte maintenant. »
Il aurait pu dire « Cette grosse pute m’a enculé bien profond. Je l'ai crevé comme une chienne. »
Mais ils n’ont pas osé.

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« Emmanuel »

04 décembre 2006

SK#091

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Mes pas font du bruit dans la neige. Les flocons ressemblent à des petits morceaux de coton. Un labrador noir renifle la poudreuse puis éternue. Je suis comme une enfant, je marche là où elle est la plus abondante, je cherche les agoras vierges que je salis avec ardeur. La neige se dépose sur la ville et avec elle, son manteau de silence.
L’humanité semble s’être immobilisée pour contempler l’effet de se retrouver dans une boule souvenir qu’on aurait arrêté de secouer.

Pourtant, un peu plus loin, Augusto Pinochet a demandé l’Extrême Onction. Le Sacrement des malades. Une bénédiction, un peu d’huile sur le front et on oublie tout. Manquerait plus que ses dernières paroles soient « J’ai pas fait exprès… »

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« Emmitouflée, Je Suis »

01 décembre 2006

SK#090

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Première neige ce matin, de celle qui reste, qui fait de la slush sur la route, écrasée par les pneus des voitures. Je sors du lit pour aller pisser tout ce que je me suis descendu hier soir (quantité censurée) avant de casser les coquilles d’œufs. Crépitements, éclaboussures d’huile, formation du blanc. Facile à cuire, rapide à manger.

J’ai une coupure sur l’annulaire gauche, la lèvre intérieure ouverte, un peu de sang autour. Je cherche à savoir comment j’ai pu me faire ça et je repense au type qui a fini par m’embrasser à deux reprises. « Mais, il m’a embrassé le con ?! ».
Soirée de lancement de la compilation NightLife Magazine. Ping Pong entre Mary Hell et Cherry Cola. On planque les manteaux sous l’escalier et on fume en cachette. Public agréable, bourré à minuit et parti à une heure. Radicalement différent de la clientèle de l’Hotel W.

Un homme, une table, une bouteille, et six filles autour, sur de la House inaudible. Brian nous fait prendre l’ascenseur, moquette moelleuse, photographies sous plexis sur les murs, insertion de la carte magnétique, « Bienvenue, vous êtes dans une suite à quatre mille dollars ! »

A lire aussi, le Boulet du jour. Ayant pour effet d’éviter à certain de justifier un vote sarko-Le Pen.

Edit Post:
La sélection musicale de décembre est active. Des nouveautées électro que le Top 50 ignorera toujours. Et c'est tant mieux pour nous.


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« Sunday & Mary à la SAT »