28 avril 2007

SK#135


Extrait#3 "You Should Be Me"
Copyright D. Juncutt


Nouvel extrait du documentaire, qui reprend directement là où le précédent s'était arrêté. Pour ceux qui n'ont pas suivi, descendez plus pas dans le blog où allez directement sur ma "channel".

Autre chose. Si vous êtes lassé de modifier vos layouts sur myspace et que vous trouvez livejournal trop primitif, voici le nouveau site de marketing personnel : FaceBook

Réservé autrefois aux étudiants d'Harward puis à d'autres universités et enfin à des entreprises, FaceBook s'ouvre au grand public. C'est la sixième plus grosse audience au USA comme le confirme Fred Cavazza sur son excellent site.

En même temps, si c'est pour recevoir autant de spam où d'invitations de groupes de merde comme chez myspace, je vais m'abstenir.

27 avril 2007

SK#134

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De la pelouse, rien qu’un peu. Ce sera le layout du printemps, et pourquoi pas de cet été. Je tapisse l’espace pour m’évader un minimum. Collection d’angoisses mais l’arbre du jardin bourgeonne enfin. Rien n’est perdu. En deux jours à peine, le vieux bois qui ne cachait plus la fenêtre de la salle de bain a sorti ses petites feuilles, c’est à peine si on croyait voir le printemps à Montréal.

Ca a donné l’occasion de faire beaucoup de ménage dans l’espace virtuel, de l’identité numérique. Comme un petit pincement au cœur, comme lorsque vous perdez vos dix milles messages sur votre forum préféré à cause d’une maintenance technique. On le sait tous, rien n’est éternel sur le net et on a beau y décrire ses péripéties quotidiennes, tout finira bien par disparaître, la petite gloire éphémère avec.

Du vert aussi pour se désengorger le cerveau de toute la pression politique qui donne lieu à des débats inimaginables entre potes. J’ai l’espoir en dent-de-scie. Vivement le retour de Loft Story pour me laver le cerveau vivement le retour tout simplement. Et notamment pour CA ! Imaginez donc. Neuf heures d’avion, six heures de décalage horaire. La grande forme en perspective.



Photo :
Copyright D. Juncutt
« Twister »

25 avril 2007

SK#133




Je ne lacherai pas le morceau et même j'en rajoute. Je ne peux pas concevoir l'idée que cet homme, mais aussi et surtout ses idées fassent la France de demain. La France que je vais retrouver. Ma liberté c'est aussi ça. Faire en sorte que certains points soient précisés pour ceux qui pensent qu'il peut être une solution.

Voici donc quelques extraits du programme UMP de Sarko qui font froid dans le dos.

Nicolas Sarkozy pourrait revenir à la charge en proposant le dépistage des signes avant-coureurs de délinquance chez les enfants de moins de 3 ans. Il s'était déjà appuyé sur un rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale qui préconisait «le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle»
Adieu touche pipi et vol de tétine.

Il a dit :
«Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.»
Je pense qu'il omet l'environnement familiale et les épreuves de la vie.


Il veut remplacer le CDI et le CDD par un contrat de travail unique, sur le modèle du contrat nouvelle embauche (CNE) ou du contrat première embauche (CPE), ce qui permettrait à tout employeur de se séparer d'un salarié sans avoir à se justifier, en contrepartie d'une indemnité de licenciement revalorisée.


A savoir aussi:
Dernier incident en date : il pète les plomb en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3 parce que monsieur n'a pas de loge. Sarkozy n'aime rien tant que mettre sa patte dans les médias, où il compte beaucoup d'amis : Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme ­ qui a gentiment viré Alain Genestar, patron de Paris-Match coupable d'avoir publié une une présentant Cécilia Sarkozy et son nouvel amoureux ­ ou encore Martin Bouygues, qui possède TF1. Sarkozy aime aussi beaucoup passer des coups de fil. A Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour les remercier d'avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005. A Bertrand Méheut, patron de Canal +, pour, en juin 2005, défendre Karl Zéro dont l'émission est menacée. A Edouard de Rothschild pour se plaindre de la façon dont Libération le traite. Le zélé Jean-Pierre Elkabbach cherche-t-il à Europe 1 un journaliste politique pour suivre l'UMP qu'il demande conseil à... Nicolas Sarkozy. «Normal, répond celui-ci, j'ai été ministre de la Communication.»


Parce que tout ça, c'est sans compter ce qu'il a déjà fait. Puisque l'ensemble de ses électeurs semblent avoir oubliés qu'il a déjà été au pouvoir pendant cinq ans. Qu'il a outrepassé ses droits en quittant son poste de Ministre de l'intérieur bien plus tard que la loi ne l'autorisait et qu'il a de plus mis sous écoute Ségolène Royale.


Pour la suite de son programme et de ses faits allez chez Libération.

21 avril 2007

SK#131

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Moi aussi j’aurai bien pris mon vélo, pédalé entre le rose de Colibri et l’orange assorti aux Asics de Seb. Trop la classe que je lui ai dit. Trop mal au ventre que j’avais. Saloperies d’ovaires capricieux qui doivent probablement me faire payer une vie indélicate. Des douleurs parfois si affreuses qu’il m’arrive de songer que ça doit ressembler à ça la mort.
Là, je m’allonge sur le matelas de la chambre, l’air chaud faisant vibrer pilosité et autres légèretés, puis sécher la crème hydratante de mon tatouage enfin terminé.

J’entends les enfants de la crèche d’en face, qui s’égosillent pour un rien. Leurs petits pas qui ressemblent au bruit d’un troupeau de jeunes bisons et les pleurs des petites filles bousculées. Déjà à cet âge, les coups de putes se multiplient. Cela dit, si j’avais à charge un enfant de quinze ans, je lui conseillerais d’arrêter ses études et de s’engager tout de suite dans l’armée.

Force est de constater qu'il y a beaucoup plus de morts dans les écoles que sur les champs de bataille. Je lui conseillerai de devenir potier au lieu de finir prof dépressif, flic tabassé ou ouvrier dans une usine en plein licenciement économique. Je lui payerai un voyage dans un pays où la lèpre existe encore. Je le laisserai s’écoeurer de toutes les drogues. Je l’encouragerai dans ses vocations diverses et éphémères. Profiter avant qu’un roquet cocu tire à coup sec notre laisse individuelle, labellisée bleu blanc rouge, en entendant crier « Oh mais c’est quoi toute cette liberté qu’on vous a accordée ? On va retendre un peu tout ça. »
Et peut être que la France elle aussi chuchotera dans un tortillement douloureux:
«Ca ressemble à ça la mort ? »

Edit: Archives 20six supprimées. Non sans peine.

Photo :
Copyright D. Juncutt
Dix heures totales sous la machine.
Photo approximative du jambonneau.

18 avril 2007

SK#130

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En sortant de la projection de « 300 ». Joli film esthétique de propagande américaine, selon moi, ou comment sublimer son armée contre une probable invasion islamiste. C’est un peu comme notre Pif communiste, mais avec beaucoup plus de moyen.

Moi : - Ce film me donne envie de butter tout le monde.
Colibri : - Moi ça me donne envie d’aller à la salle de gym.

Ca ne sert à rien de le dire, mais on m’annonce dix-huit degrés ce week-end et un des photographes de Feist m’offre de poser pour lui. Ce n’est pas pour rien que je suis toujours derrière l’objectif, mais là, c’est un peu comme si je me sentais belle.

Photo :
Copyright D. Juncutt
« Cali dans le Caddies »

15 avril 2007

SK#129

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Vivre un mois d’avril comme un mois de novembre est un peu perturbant pour le biorythme. Regarder la neige fondre pendant que sous la capitale française vous croulez sous les vingt-quatre degrés, n’est en rien rassurant. J’ai le cou qui me démange après six mois du port d’écharpe en laine et j’ai éclaté toutes mes chaussures dans la neige, brûlées, trouées, usées, décolorées.

Avec le Colibri, on a déjà commencé à foutre les piles de magazines dans les sacs-poubelles, accumulation d’In Touch et autres merdes journalistiques. Plier les boîtes de designers toys, jeter les factures vidéotron, classer les fiches de salaires, dépoussiérer la valise d’un mètre cinquante qui avait supporté mes quarante cinq kilos d’affaires lors de l’aller. Un calvaire ce départ, je me rappelle. Quinze kilos de surplus, qu’on n’a fini par ne pas payer puisque nous retardions l’embarcation. Courir comme des dératées, la ceinture dans la main, le pantalon glissant, chercher le passeport, et souffler enfin dans le tunnel qui mène à l’avion. Partir avec tous les espoirs du monde, ne songeant pas encore au retour.

Ce retour d’ailleurs, qui me travaille énormément, m’empêchant de profiter un maximum du temps qu’il reste. Il a fallu pour cela que je comble, à contrario, les jours qui suivront mon arrivée, créer mikmak, booker juanico del paris, me remettre à sec, à l’organisation avec Dactylo pour le Triptyque et mixer cinq fois en deux semaines. Comme s’il fallait que ça s’enchaîne pour qu’on évite de poser toujours les mêmes questions, dans des racles vocales différentes de ceux qui ne sont jamais venus aux nouvelles pendant que j’étais ici, pendant que j’aurais aimé en avoir, pendant que c’était gravement la merde.

Au lieu de ça, vivre l’introspection d’un long voyage comme une marche polaire et se découvrir pour de vrai en laissant crever les fous espoirs de ce que je ne serais jamais, tout en jouissant de ce que je suis devenue, enfin.

edit: Dans sept jours, je compte sur vous pour voter pour le plus Loyal des candidats.

Photo :
Copyright D. Juncutt
« Beau couple - Les Laurentides »

11 avril 2007

SK#128

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Reste encore du temps avant que je me remette d'un incroyable Big Fat Easter Wedding, puisque les dix sept heures de sommeil n'ont pas suffit.
Une photo pour faire patienter. Le reste plus tard.

Photo:
Copyright D. Juncutt
"Pièce Montée"

01 avril 2007

SK#127

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Le printemps s’installe doucement et prend bien son temps. Ce blog aura été l’apologie de la météo pour l’année qui s’est écoulée. Ça semble important de parler du temps qu’il fait, ça permet de combler des conversations et nous offre un repère du temps qui s’écoule. C’est tout de même une des seules véritables choses que l’on peut prévoir sans prendre de grand risque. C’est la supériorité de l’Homme sur son système solaire. Il sait l’Homme s’il aura chaud demain et à combien de degré près, s’il peut porter un pull ou une chemise. Il est triste lorsqu’il pleut et heureux lorsqu’il fait beau, sans songer que la pluie aide à faire pousser des champs de patates entiers dont il se délectera plus tard, en purée, en frites ou sautées. Il est assez binaire dans sa façon de penser, l’Homme. Et pas uniquement concernant la météo. Il aime classer de façon assez simple, ce qui est Bien et ce qui est Mal, ce qui est Blanc ou Noir.

En tous les cas pour moi, qui suis plutôt Gris, ces derniers jours, je traînais mes guiboles dans le Mal, aussi joyeusement qu’une danse country texane exécutée par une bimbo cowgirl, secouant la botte gauche remplie de billets d’un dollar. C’est un peu l’image que je me fais des trucs joyeux et aussi la raison pour laquelle j’adore crier « Hi haaaaa ».

À compter d’aujourd’hui, il me reste quarante-huit jours avant de me retrouver dans l’Airbus A340, neuf heures de trajet sans escale, qui me ramènera chez moi. Juny rentre à la maison, et dans l’espoir fou de retrouver le bon goût du champagne que les copines auront préalablement mis au frais. N’est-ce pas…


Photo :
Copyright D. Juncutt
« Miss P & Soul Sista - Boston »