23 mai 2007

SK#143



Dans l’avion, je n’ai pas remarqué de différence entre la première et la seconde classe. Je me suis fait avoir, et c’est sans compter mon voisin qui se grattait les couilles toutes les cinq minutes et les trois films très mauvais qui se succédaient.

Chez moi, de la poussière, des meubles rangés n’importe comment, encore des factures impayées, plus d’assurances maison ce qui me coûte des pénalités de loyers et en bonus, le frigo qui ne fonctionne plus.
Retour très difficile.

Mais j’aurai le sourire jeudi soir dès 20h30 à la Flèche d’Or pour la dernière BFG.

Si si, vous verrez…

18 mai 2007

SK#142

Image Hosted by ImageShack.us

Mardi dernier set au Laïka. Ca commence doucement. Alienata finit de dîner. Je suis un peu en retard, à cause des futures nouvelles lilloises qui me font manger du fromage.
On enchaîne à deux, la diversité fonctionne. Sunday arrive, c’est son premier ping-pong, il lui reste quelques secondes pour enchaîner. Quelques tournées hot shooters plus tard, tout le monde semble arrivé. Ca parle fort, fume dehors, assis sur le rebord de fenêtre. Laura Satana débarque avec l’équipe d’Imagoo. Évidemment on parle de Paris, de la condition politique. Vers deux heures il faut s’arrêter. Sunday me mord une dernière fois le bras, et me promets de venir en août. Alienata me demander de venir en Espagne. Phil le serveur me serre dans ses bras, je ne suis pas habituée. Seule dans la rue, le sac très lourd, je marche une dernière fois vers la maison sans me retourner. Montréal, merci pour tout ce que tu m'as apporté.

Grosse accumulation annuelle d’inutilités qui finissent dans un sac-poubelle. Impression de déjà-vu. Sens opposé, je rentre à la maison. Quelque part vers le sud de Paris et le Nord de l’Oise, ça s’active pour me recevoir. Transmettant ainsi la chaleur qui fait en sorte que je ne me sente pas totalement abandonnée. Retour dans la fosse. Même avec mes épaules un peu plus larges, il y aura bien un moment où je ne me sentirais pas à la hauteur. Un peu perdue. Chancelante.
Mais Juanico et Miss I. m’ont prévu un petit cocktail histoire de me faire tenir toute la nuit pour la FURIE. Venez me montrer vos chicots, je vous ferais danser.

flyer FURIE
Samedi 19 mai à 20h
Café K.
Métro Gare de l'Est

14 mai 2007

SK#141

Image Hosted by ImageShack.us

Le douanier américain ne m’aime pas. C’est une fois encore prouvé. Il dit « we have a problem with Denyse ». L’homme, le col trop serré, laisse apparaître un bourrelet derrière la tête, confirmant ainsi l’idée qu’on se fait des flics mangeurs de donuts. Il dit que le passeport n’est pas valide, pas biometric, « Elle ne peut pas rentrer aux Etats-Unis » qu’il insiste.
Je précise gentiment que je suis déjà venue trois fois sans rencontrer de difficultés, puis il demande combien on est prêt à payer.

Brooklyn, Une heure trente. Soirée Bounker au Luna Lounge. Akufen transpire, le club ressemble à un atelier sombre, quelques lumières, et des consos à seulement cinq dollars. On dépose des flyers Mutek pour soulager le sac de Miss P. qui doit retrouver B. pour dormir chez lui, tandis que Seb attend toujours des nouvelles de son amie A. sensée nous héberger après la soirée.

Quatre heure trente. On fume notre dernière cigarette devant le club, chaleur humide, sudation abondante, assis sur la marche à côté de quelques habitués, on cherche quoi faire, abandonnés dans les rues de New York. Refusant à l'occasion, l'after party de l'équipe, à deux heures de route.

Heureusement, dans la voiture, un paquet de disques. Electro allemande, curieusement tous datés de 2005. Seb et Colibri tombent la tête pour s’engouffrer dans un étrange sommeil alors que la Dodge retourne vers Manhattan. Levé du jour sur Times Square, les publicités illuminent le quartier, Broadway nous fait de l’œil. Je propose d’aller vers Central Park. Voiture garée. Seb , off à l’arrière. Nous trois, entrons dans le parc, l’herbe humide, nos visages pâles par manque de sommeil, le corps chaud. Je reconnais l’allée des arbres tordus du très bon Vanilla Sky. Un peu plus loin, la fontaine d’Angels in America. Des new-yorkais matinaux promènent leurs chiens. Le soleil commence à illuminer nos faces décaties. Plus loin, une énorme pierre. Nous nous allongeons dessus. L’hôtel du menhir. Probablement sept heures, une veste et un simple maillot en guise d’habit de nuit. Les oiseaux piaffent trop fort, les chiens s’entre attaquent. La nausée me gagne, mais il faut retourner à la voiture, retraverser Central Park, berceau de tous les sportifs acharnés.
Sur le trottoir qui mène à la voiture, Seb, abandonné et enfermé dans celle-ci, lève les bras au ciel, désespérément heureux de nous revoir. La sirène en alerte raisonne sur les murs du block. Une voiture de police interpellée par l’affaire s’arrête. L’agent constate après coup que nous sommes garé bien trop près d’une borne de pompier. Cent dix dollars.

Direction Ground Zéro. De la poussière, toujours, dans les égouts. Un parcours touristique pour qui veut voir ce qu’il ne reste pas. La statue de la liberté n’est pas si grande, mais bien trop loin. Les barres d’aciers se cognent au port, qui attend les bateaux, qui attend les touristes.
Carlton Arms Hôtel. Chaque mur est recouvert de différents styles plus ou moins de bon goût qui me font penser au squat de Rivoli. On dort dans une chambre robotisée. Petite fenêtre donnant sur la rue bruyante. Douche et puis seulement trois heures de sommeil pour ne pas épuiser le temps qu’il reste.
Sur Broadway, les comédies musicales nous semblent hors de prix. Taxi jaune, vers le petit théâtre de danse contemporaine SOHO. Restaurant à tapas. Vingt-trois heures, la pluie tombe, impossible de trouver un autre taxi. Un peu plus loin peut-être. Encore un peu plus. Sûrement là-bas, au croisement.
Douze heures pour se remettre. Douche sans rideau et deux autres amendes plus tard, nous débutons un shopping effréné. Chaussures, t-shirt Uniqlo godzilla de Terry Richardson, robe, sac, lunettes… Quelques toasts dans un diner, dont le serveur, bien gentil à l’arrivée, fait la moue lorsque nous ne commandons pas le brunch qu’il nous conseille.

Vingt-cinq block à traverser, le pas léger, retour à la voiture. Il faut déjà partir. Entre deux villes se finissant par « burgh » et près d’Elisabethtown, un Mac Donald servit par des geeks.
Une femme fait tomber son sac à emporter, tout s’échoue sur le sol. Seb frime sur le parking, il compte le nombre impressionnant de poches qu’il a sur son nouveau super sac. Le sac de sa vie qu’il dit.
On repart. Il manque quelque chose. Son sac. Il panique. « Regardez à l’arrière… mets toi sur le côté…ouvre le coffre… ».
« Je crois bien l’avoir vu sur le toit » dis-je.
Demi-tour, retour sur le parking du mac do de la ville en burgh. Le sac, abandonné sur le côté de la route, lui courant comme allant sauver un nouveau-né.

Pendant ce temps sur mon compte en banque Français, le loyer passe de 450 à 700 euros sans que j'en connaisse la raison. J'aimerais ça être riche.

Edit : Tous les cd sont restés dans la voiture de location...

Photo:
Copyright D. Juncutt
"Newyorkaise"

10 mai 2007

SK#140

Image Hosted by ImageShack.us

C’est pas comme si on vous avait pas prévenu. À défaut de changer de gouvernement, je change de ville. Direction New York ce vendredi pour une soirée Mutek à brooklyn, un pique nique dans Central Park et peut-être finir par une petite danse à la Matt Haring dans Manhattan.
Dernier week-end donc sur le continent américain et ce, juste au moment où le printemps s’installe enfin sur Montréal.
Mais si encore vous ne pouvez vous détendre suffisamment après ces drôles d’élections, regardez ça (c'est un ordre) et vous vous sentirez tout de suite mieux.
En plus, spider-man 3 c'est très mauvais. On dirait que le sort s'acharne de jour en jour.

Photo:
Copyright D. Juncutt
"Halo sans trucage"

05 mai 2007

SK#138


En buvant une gorgée de cidre, quelqu’un me demande si je suis prête à retourner dans un pays fasciste. Je déglutis en riant et je le regarde en posant deux doigts entre mes lèvres et mon nez, imitant une moustache hitlérienne. Je me suis senti tout de suite un peu plus mal, de réaliser ce qui allait se passer dimanche, avec un taux de probabilité de quatre-vingt-dix pour cent.
Ensuite on parle contrôle des médias, pression de toute part, et je me mets à penser que mon opinion négative, comme celle de millions de bloggeurs, à son égard, pourrait nous aussi, nous causer quelques ennuis. L’espace d’un instant, les yeux dans le vague, j’imagine une résistance journalistique et blogguesque, embraser les rues, accompagnée de jeunes de banlieue, de sans papiers, et de la population génétiquement aliénée.

Oui en fait, je n’ai pas plaisanté longtemps de cette moustache imaginaire, qui me semblait bien trop réaliste pour une caricature.

Avant que Loic Lemeur ne devienne Ministre des bloggeurs pour purifier l’espace intellectuel (j'exclu skyblog), je profite d’introduire dans cet espace, de libre expression, un peu de publicité Adsence (d'ici un à deux jours) qui devrait me rapporter un peu d’argent au coût par clic. Il est cependant bien stipulé dans le contrat que je ne dois pas inciter les lecteurs à cliquer sur les publicités, ce qui reviendrait à abuser considérablement du système, mais je suis persuadée que vous serez souvent intéressé, adorable lectorat, à visiter ces liens fort attrayants.

En cadeau, pas de tube minabliable mais une vérité certaine sur notre futur Président. A écouter, plus qu'à voir, jusqu’au bout du bout.
Et si encore là, vous hésitez pour dimanche, votre subconcient vous le dira ici.

01 mai 2007

SK#136



On se réveille, il reste quelques jours pour barrer la route au fascisme et la droite répressive. Après plusieurs articles sur la mainmise de Sarko sur les médias Français à la manière d'un Berlusconi en grande forme, voici comment aujourd'hui, il s'acharne à descendre les valeurs de Mai 68. Mobilisation de millions de personnes qui se sont battues, des semaines durant, pour améliorer leurs conditions de vie tous domaines confondus, jusqu’à faire s’effondrer les classes sociale et contre un Charles de Gaules dépassé. Le Mouvement de Libération des Femmes est un des mouvements qui c'est le plus soulevé, pour ne citer que lui, revendiquant avec acharnement la liberté sexuelle et le droit à l'avortement.

Sarko remet en cause ce soulèvement populaire pour, dixit le député européen socialiste Henri Weber : "...en finir avec le modèle social français" et "revenir à l'ordre moral répressif et à l'exercice autoritaire du pouvoir qui prévalaient avant le soulèvement de mai".

Je pense sincèrement que Monsieur Sarkozy remportera les élections de par sa parfaite maitrise des mots et du mensonge, même si, au fond de mon coeur je garde un espoir fou que non, les français dans leurs majorités certaines, n'éliront pas un homme que la Ligue des Droits de l'Homme nous conjure de ne pas élire, et que le peuple Italien (fraîchement remis de son fascisme à l’odeur de pento) conspue.
Je n'ai jamais eu de grandes convictions politiques. Je n'ai jamais poussé qui que ce soit à voter pour un parti plus qu'un autre. Je n'ai jamais fait de propagande si ce n'est pour promouvoir les libertés individuelles qui me sont chères. Mais je sais, et je ressens au plus profond de mon être, qu'il n'y a pas de hasard à la haine que Sarko attise.

Il n’est pas trop tard.