30 juillet 2007

SK#155

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Comme elle le dit, comme on peut tous le penser, même à deux nous sommes seul. L’illusion est parfois saisissante et le fusionnel nous offre son faux-semblant.
On ne sort pas du trou de sa mère à deux et tant qu’à imaginer la fin, on n’y retournera pas non plus. C’est donc prouvé, il suffit juste de l’accepter.

Dans un délire de renouvellement, ce samedi, j’ai passé ma nuit avec des personnes d’horizons aussi divers qu’il ne pouvait y avoir que moi pour les rassembler. Une gaminette qui me parle de frankeinstein mais ne connaît pas David Fincher, un petit garçon dans un corps d’homme triste témoin des incompatibilités humaines et une relation complexe textuellement consommée pendant six années.

A l’OPA, deux types à cravates noires sautilles sur leurs plateformes de quatre mètres carrés en chantant un rock entraînant, tandis que je déguste un petit caipirinha à dix euros gonflé de citrons et de glace.

Ma plus rafraîchissante soirée hétéro. Je ne voulais pas de milieu, pas de caricature, pas de têtes connues, pas de banquettes en cuir, pas de festival des ruptures. Je voulais faire semblant d’être une touriste. Ma première nuit à Paris, jusqu’à ce que S. me dise « ...mais oui souviens toi, l’OPA, Jennifer, karine, Estell, tout ça… Putain ça date. »
La provinciale mise à quatre-vingt pourcent sur la Capitale. « Je veux voir ton Paris » qu’elle me dit, lorsque le vin de fin de soirée coule dans ma gorge, lorsque la main d'une blonde carresse mes cheveux.

Chill m’attrape le bras, mais il faut partir. Mon sac sur le dos, je regrette déjà.
« Fermez bien la porte du sas avant d’ouvrir l’autre » que l’on répète en choeur.

Chancelante sur le parvis, bras levé, taxi, je suis de retour à il y a deux ans.
C’est donc pour combler l’injuste vérité de la solitude humaine que le panel des visages amicaux s’agrandit, change, évolue, disparaît et se réinvente.

C'est la période où je connais tout le monde, mais où je ne connais personne.


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"Fatigue Nerveuse"

27 juillet 2007

SK#154

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Un fauve de cinq semaines à la maison, sauvé de peu.

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25 juillet 2007

SK#153

Reprise du documentaire intimiste You Should Be Me.
Il fallait bien ça. Revoir les images de Montréal et New York sans se mettre l'arme à l'oeil. Les monter et les diffuser. Parce que c'est ainsi.

Dans l'ordre, l'extrait 4 et 5. Et si vous souhaitez le lien direct regroupant les premiers extraits, c'est ici.






Films:
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Pour les musiques, mailez moi.

16 juillet 2007

SK#151

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Fin de semaine euphorique, Mini en décalage horaire chez moi, puis deux, puis dix personnes. Le tapis en bave, sa durée de vie ne dépassera pas un an.
A la Clitorise, le clubbing prend du retard. Pour se faire pardonner, la direction nous offre une bouteille de vodka et une caisse de bières et de bouteilles d’eau.

On mixe comme à la maison. Les personnes qui m’étaient comptées, il y a un an, s’enfuient et celles qui commencent tout juste à avoir de l’importance, remplissent mon verre.

Au petit matin, on sort sous le levé du jour. Mika a passé la nuit sur le trottoir. Il nous rejoint en titubant. Onze heures, réveil en sursaut. J’attrape le téléphone et impose la décision qui devrait me faire sortir la tête du sac une fois pour toutes. C’est pas comme si je n’avais pas réfléchis avant d’appuyer sur « envoyer ». Je me suis coupé un bras pour mieux survivre parce que ça me suffisait bien assez de me prendre des parpaings dans la tronche, docile et fière d’encaisser sans broncher.

C’était la première décision de la première journée de ma dernière année dans la vingtaine.
La seconde fut d’accompagner six cent mille personnes au concert de Polnaref. Je ne peux pas toujours faire bien.

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« Many. Loge de la Clitorise »

05 juillet 2007

SK#148

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A ce point là, ça se peut pas. Je me suis jurée de ne jamais, de ne plus jamais revenir à ce format de communication, totalement galvaudé à mon avis, impersonnel et bien trop fantasmagorique.

Je n’ai pas tenue ma promesse. Pour ma défense, je n’ai pas fait exprès. Du moins, c’est venu tout seul.

Et lorsqu’on me dit « continue », il me vient à l’esprit que je suis généreuse et offrante. Comment faire ? Je ne sais plus. Parler à son cul ou à son âme. Parler simplement peut-être, sans trop se dévoiler. Faudrait pas qu’on voit que je suis moisie au fond. De son regard bleu azur, le sait-elle déjà lorsqu’elle me dit « Tu lis dans mes pensées », où « Tu lui ressembles tant » et puis « Je ne veux plus vivre ça ».

Qu’il est facile de la désirer, comme autant d’yeux qui se posent sur elle, une fois dévêtue. Tout cela se vit comme un mensonge dont on ne voudrait pas voir éclore sa vérité.

Et si rien n’existait vraiment, je serais, rien qu’un peu, soignée de l’autre.


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« Dead Juanico »