26 septembre 2007

SK#166



Fucking PMS.
Je suis épuisée.
Comme si j'écoutais cette chanson en boucle. Cette chanson à l'infinie.
Parce que le vélo c'est bon pour la santé. Dixit moi même. Dixit mes 12 kilomètres par jour sur le Domyos.
En attendant, si vous souhaitez couper votre semaine par une série de petits concerts sympathiques entrecoupés de sets fort agréables (n’est-ce pas), c’est à la Flèche d’Or qu’il faut aller ce soir.
On fera comme si tout allait bien.
Venez me vitaminer.
Venez me réanimer.
Venez.

23 septembre 2007

SK#146



Comment résister au plaisir de vous faire découvrir le shooting de ce jour très fluoré.
Merci à tous les modèles et surtout aux créateurs Midnight Rendez vous.
Le reste sera dans le prochain numéro de Barbi(e)turix spécial Fluo.

Film:
Copyright D. Juncutt
"Fashionturix 4"

16 septembre 2007

SK#165



En bientôt quatre ans de bloguisme, je n’ai jamais fait de pause. Pourtant je m’en impose une. Des petites vacances vers un autre support plus concret que je voudrais voir aboutir. Il est temps.

Ici c’est tout petit, trop étroit, facilement gommé, jeté. On lit, on sourit, on oublie. Toute cette peine que je me donne se fond dans la masse et devient éphémère une fois le courant éteint. Et on n’y revient pas.

J’invite tout le monde à faire de même, à suivre leurs désirs les plus dingues. Se libérer des contraintes, des peurs, des doutes. Il n’y a que comme ça. Il n’y a pas d’autres façons. Sinon, ça sert à quoi d’être là ?
Je veux dire, là.
Là, vivant.

Photo :
D. Juncutt
« Mat blasé comme moi »

11 septembre 2007

SK#164



Ne pas faire attention aux bruits, faire attention aux autres.
La moins de dix huit ans m’écrit que j’ai « putain trop raison d’écrire ce livre » alors même que se répand la rumeur d’une Ann Scott qui se serait emparée de mon corps. On n’a pas le droit d’être une lesbienne témoin d’une époque sans passer par une comparaison flatteuse mais réductrice.

Pour fêter l’arrivée de Sunday. Nous buvons. Et la retrouver près de mes amis alors même qu’elle a marqué un an de ma vie, n’est pas d’une simple évidence. J’hurle son nom comme une débile essoufflée, pensant ne jamais pouvoir associer mes deux vies. A Montréal, il m’arrivait souvent de dire « Il ne manque plus que mes amis et cette ville serait parfaite ». Le contraire s’est produit. Paris devient à son tour parfaite, lorsque, à trois puis à cinq, il faut soulever le corps de Sunday, la porter, la traîner, la coucher, la bercer alors que résonne encore sur le boulevard Rivoli les mots prononcés par l’anglophone :« Cocaïne, cocaïne ».


Film :
Copyright D. Juncutt
« YSBM extrait 7 »

01 septembre 2007

SK#163



Une before qui devient habituelle. Chill me rapporte les adresses de Berlin et un lots de compacts minimal que je m’empresse d’encoder. Sur le coin de table, on s’enfile environ cinq tequila, pendant que les triplées remportent le jeu et juste avant de rouler à six dans la voiture qui nous mène à la Flèche d’Or.

Au milieu de mon set, ma très chiante mèche me gêne, je me dis qu’il faut absolument que je coupe ce surplus. C’est alors qu’un rouquin barbu se penche vers moi en me demandant si je le reconnais. Flash-back monumentale. Décompte infernal, j’en oublie l’enchaînement. Luc. Cinq années écoulées. Je n’en reviens pas. Il est venu me voir. Il a su que je passais, il me dit que j’ai fait un sacré bout de chemin depuis le temps, qu’il a tout suivi.
Je retrouve la Jouvet avec qui on débriefe un an et demi de vie, ainsi qu’Yvette qui me raconte les galères de son exposition.

Le défilé commence. Dans les loges j’ai chaud. Slide et moi nous rinçons l’œil. Je dis à Aline que c’est la plus belle. J’ai envie de croquer toutes les petites fesses qui se précipitent pour enfiler les bouts de tissus de Delphine.
Michel-Ange fini par s’endormir ivre mort sur le sofa. On vole au secours d’une japonaise qui se vautre lamentablement et fait éclater son crâne sur le sol.
Isa revient bronzée de la République Dominicaine. Chill disparaît. Une si jolie fille me demande d’écrire mon nom sur son portable avant que je la dégage de la scène, blasée que je suis et ne croyant assurément pas recevoir le moindre message myspace qu’elle me promet.

Je vais cependant la chercher à plusieurs reprises dans la salle, avec la volonté de, peut-être, m’excuser de mon attitude distante. Elle a disparu.
Lucienne accourt vers moi et hurle « Jun, je me suis battue ». Olivia et Virginie dansent devant moi tels des anges. Luc, torse nu, embrasse garçon et fille puis me serre dans ses bras en disant qu’il est si heureux de me retrouver.
Je commande une dernière coupe de champagne et fume la dernière cigarette survivante d’un paquet écrasé dans la poche. Je danse. Je suis bien. Il est six heures du matin.


Photos :
Copyright D. Juncutt
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