31 janvier 2008

SK#191



Neuf cent images par seconde. De l'extrême ralenti comme on voudrait en avoir dans la vraie vie. Un cou tendu, une mèche de cheveux chatouillant le nez, une caresse interminable.

Sur Smoking Kills, c'est bientôt la saison quatre. L'entretien de ce blog à coup de mots et de photos se faire rare, puisque dans mon réel, il se passe des choses qui ont besoin d'être ressenties bien plus qu'analysées. Je mets un peu d'ombre sur mon fond de commerce. L'exploitation illicite de sa beauté et de tout ce qui en découle n'aura pas lieu sur ce support.

Et puisque l'on m'a volé mon camescope, "You Should Be Me" est sur pause.

18 janvier 2008

SK#189



Désertification de la zone bloguesque pour socialisation maximale.
Je suis tenue au secret. Vous savez, les secrets qui font mouiller la culotte et déloger le cœur. Dans un sens comme dans l’autre.

Et puis. Remarquez le nombre de soirées qui s’annoncent sous le label Barbieturix. Je suis loin d’être du genre à tendre la torche qui nous ferait briller mais il faut reconnaître qu’on se donne beaucoup de mal pour un public qui trouve toujours à redire.
Comprendront ceux qui ont déjà organisé une soirée lesbienne à Paris.
Pour la deuxième édition de Kill Kill My Blonde à la Scène Bastille, je vous promets un set endiablé sans cloper. Ce qui sous-entend une consommation d’alcool plus fréquente. Offrez-moi des verres.

02 janvier 2008

SK#188



Je m’assieds sur le bord du lit, c’est le deuxième jour de deux mille huit. Je suis en retard, comme à chacune de ses visites.

S’attacher sans menottes aucune mais sentir son goût de fer dans la bouche. Je suis témoin de mes actes aux conséquences flagrantes. Lorsque sur un bout de canapé rouge, c’est l’évidence même.

On m’a volé un objet. Mais bien plus encore. Cette relation est une danse interminable où chaque pas de travers ressemble à une fuite. Le pardon est un renoncement, il est empli de rancœur subtile qui laisse des traces dans les mots d’amour.
Et lorsqu’à l’avenir, je me promets irréprochable, la pièce se vide, faisant raisonner l’écho de nos rires.



Photo:
Copyright D. Juncutt
"Sofiane chez moi"

Vidéo:
A ECOUTER D URGENCE
Sebastien Tellier