13 mars 2008

SK#196



Ce bad boy m'a donné envie de me frotter contre ses biceps enfouis sous son épaisse couche de graisse. On a ça en commun, le côté nounours, comme le côté « faut pas trop me chercher».
Ma main est collée à ses tétons, pendant qu’il se penche sur mon bras, l’écrase, et le pique.

Après, Romain, Tintin, Arno… Julio Casagrande le Brésilien m’a griffé à tout jamais.
Il y a cette douceur infinie qui parcoure ma peau lorsqu’il s’affaire sur mon affaire. Cette relation intime qui naît d’une confiance exclusivement liée par le goût d’un stigmate indélébile.
Et ce n’est pas seulement cela qui me pousse à y revenir, ni même l'engouement d'une mode quelconque. Car comme l’a très bien dit Delphine des Kisses Cause Trouble : « C’est une manière comme une autre de se réapproprier son corps. »

Julio ne reste qu’une courte semaine chez Laura Satana. Profitez en.


Ne cherchez pas ce que ça veut dire, ni même pour qui, ni même pourquoi... c'est un cadeau.

Photo 1 :
Copyright: ?
Julio Casgrande.
Photo 2 :
Mon nouveau tattoo

06 mars 2008

SK#195



Lenny kravitz choisit ses musiciens en fonction de ses talonnettes. Aucun d’eux n’avait intérêt à être plus grand que lui de quelques miettes. Slim moulant noir, lunettes mouche, il envoie la sauce et vient faire des câlins au public restreint dans lequel je suis vautrée. J’aurais mérité d’attraper le tambourin pour peine d’avoir applaudis presque dix minutes afin de satisfaire le téléspectateur.
Mercredi soir, quelques gouines JeMeLaRaconte sont adossées au mur en pierre du Yono. Le genre de fille que l'on croise dans toutes les soirées, qui te fixe et ne rigole qu'avec ses copines clones. L’esprit cowboy parce que très wild dans sa tête. La main dans la poche, la tête penchée, qui te parle en « Mais grave, c’est clair… ». Le genre de fille à qui tu claquais la bise quelques mois plus tôt, lorsqu’elle avait les cheveux longs, et qui, sous prétexte d’avoir trouvé l’affirmation sublimée de son soi intérieur, n’envisage désormais que de te scruter de loin parce que le smile n’est plus à la mode, et que sa coupe de cheveux est vachement mieux que la tienne. Le genre de fille concrètement et simplement connue grâce à son profil internet. Aigrie avant l'âge et labélisée, "Vu sur Myspace".

Axelle hurle sous le préau qu’il faut rentrer parce qu’elle va bientôt mixer. Et je bois un coca pour écraser le goût de cet infecte Chianti du restaurant de la place à pédés, mais surtout pour préserver mon potentiel énergie de ce marathon soirée BBX (comprenez Barbieturix).

Dans les toilettes, encore/toujours, Sugar m’attire à elle pendant que j’essaye de ne pas faire d’association d’idées sur ses magnifiques bottes bleues qui font Tac Tac Creeuu sur les pavés humides lorsqu’elle prend le rythme sur mon pas.
Je fixe mon attention sur son appétissante bouche et son généreux décolleté. J’engouffre mon visage dans son cou comme un abandon à sa beauté.
Ce soir, à la Paye Ta Chatte (l’Originale) il me faudra goûter la soupe du patron de l'Unity. Demain, il me faudra porter mon lourd sac à vinyles jusqu’au Bloc (métro brochant)pour swinger avec la Fantomette.
Samedi, il me faudra rester en alerte sur les platines cubiques et fluos du Social Club.

Katia dit : "Ouai mais les filles JeMeLaRaconte, on les aime bien quand même !Et il parrait que les filles bourges nous appellent les metalleuses. ahahah "


Marathon BBX
Du mecredi 5 au samedi 8.
Retrouver les dates et lieux sur www.myspace.com/barbieturix