27 janvier 2009

SK# 248



Grenoble c’était vachement bien. Des montagnes françaises aux sommets enneigés, je n’en avais pas vu depuis le CM2.

Mixer à la maison de la culture (le MC2), c’était plutôt atypique. Il a fallut attendre que l’Ecole des Femmes terminent de se jouer pour allumer les enceintes. C’était drôle. Rag commence son set et le public est réceptif. Lorsque je continue, un type s’écroule sur la platine, fait sauter le disque. On passe le morceau d'Axelle. Elle fait des bons sur le dance floor, son titre est vraiment bon. Sa puissance est palpable, écouté en club. Sur le tard, quatre grenoblois imbibés hurlent tout ce qu’ils peuvent dans mes oreilles et me rendent le retour son inaudible. Je sens ma gorge bruler et je ne pense qu'à une seule chose: aller voir le médecin.

A Rescue et Catherine, j’avais juste envie de leurs dire « je peux rester une semaine chez vous sans bouger ? Même pas vous me verrez. » Un havre de paix réfléchis au meuble près.
Dans le TGV du retour, la première classe n’a pas échappée à l’enfant terrible.
Mano blonde aux joues écarlates qui mâchouillait son anglais en me tendant des tomates-cerises. Moi, l’ipod branché sur Pom Pom, je fermais les yeux pour qu’elle abandonne sa traque. Avec Rag, on a fini par changer de wagon.

Mon corps sous antibiotiques et corticoïdes, doit se trainer cette semaine au Who’s Next 09. Déjà ou encore -au choix-. Choisir un jour de grève pour l’after party de jeudi n’est pas conseillé, mais je garde espoir de voir la T3 circuler comme si de rien n’était. Juste histoire de tester ma capacité à refuser une coupe de champagne ou tout autre alcool pouvant nuire à ce traitement de cheval, les bras chargés de toutes mes trouvailles.

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edit: Un petit cadeau minimal obsédant que j'imagine bien écouter vers quatre heures du matin, les yeux fermés, les bas mous.


Timing - Guy Gerber


Photo : VT & EG au salon Who’s Next H08

20 janvier 2009

SK# 247


Extrait 24 - You Should Be Me from juncutt on Vimeo.

Merci à sskizo pour ses conseils, viméo c'est carrément, voir rondement mieux.

Le montage du dernier YSBM a été plus difficile que les autres, et je ne comprends pas pourquoi son poids est monté à 200mo pour 19 minutes alors que j’avais largement 20 minutes pour 150mo sur les précédents en conversion dvix.
Et là encore, sous ce format, après hébergement sur dailymotion et une coupe de 4 minutes, le résultat pixélise.


J'ai réactivé mon adresse gmail et vendredi, Rag et moi mixeront à Grenoble en compagnie de Rescue (celle qui a des trous dans son t-shirt) pour la Blonde On Blonde.
J’invite toutes les petites pépés des alentours à s’incruster, car ce n'est pas tous les week-end que vous verrez les BBX se la jouer en province.
Grosses féniasses de parisiennes. Oui et alors ?

Musique:
Final Fantasy - The Cn Tower Belongs To The Dead
Forest Fire - Fortune Teller

13 janvier 2009

SK# 246



Pendant que je déconne avec la styliste, Catherine vient m’apporter une publicité cartonnée en me disant « Tiens, on a pensé à toi après ton départ !».
Je le déplie et lis son intérieur. Un message de Céline, la jolie petite remplaçante avec laquelle -remember- j’ai passée des heures en salle de collection à confectionner des fiches techniques.

Parce que vendredi, c’était apéro dinatoire de l’au revoir . Elle-même donc et puis Alice.
Mon facies écrasé entre leurs bras avant de partir, c’était après avoir terminé la soirée chez fred, le caviste du coin, qui avait pour l’occasion fermé le rideau de fer, fait tourné son buzz, et sorti son petit vin blanc à quatre euros le verre. Mais quel verre…

Forcément, le lendemain matin, enfin midi, il m’était difficile de me projeter dans une quelconque soirée. J’avais pourtant prévenu Amandine que la plupart des gens avait décidé de se lover sous la couette, de réviser pour divers examens blanc, ou en convalescence de grippe-rhume-grasto.
N’engendrer aucune victime de mes invitations n’aurait pas été digne de ma réputation.
J’ai alimenté le caméscope en me promettant de commencer le montage de YSBM, tout de même, ça commençait à faire beaucoup de rush. En trente minutes, j’avais réussi à motiver neuf amis-potes-connaissances, qui ont finis par se plaire à se côtoyer grâce aux pouvoirs de mes cocktails.
Ma force de persuasion est grande. Elle me sauve de beaucoup de situations.

Photo :
Scanne de l'adorable message de Céline.

07 janvier 2009

SK# 245



Lundi soir, Alice me prend à part dans le petit bureau sans fenêtre. Je joins mes mains et l’écoute me dire qu’elle va changer de service. Rictus absurde qui fige mon facies lorsque l’on m’annonce une mauvaise nouvelle. Une très mauvaise nouvelle. « C’est pas possible, tu ne peux pas me laisser seule avec elle. » C’est peu de le dire que d’avouer qu’elle avait le don de me rendre la vie bien plus supportable, jouant le rôle de tampon entre l’Autre et moi.
D’accord, dans les grosses boites, le changement est souvent le meilleur des renouveaux, parfois bien plus utile qu’une démission prise sur un coup de tête.
Quelques minutes plus tard, lorsqu’elle l’annonce au reste de l’équipe, soudées comme nous sommes, je m’écarte, je m’assoie et me pince les lèvres. Elle vient m’embrasser, ses joues sont aussi mouillées que les miennes, je n’aime pas les départs.

Julie est arrivée quelques jours plus tôt, les bras encombrés d’un bocal rempli d’eau. « Tu te fous de ma gueule là ? » lui dis-je. Elle me tend l’objet. A l’intérieur « Raymonde et Roberta, deux poissons rouges lesbiennes » qu’elle me rétorque.
Les deux bêtes prennent peur lorsque je m’approche du bocal, le plus sombre fait des bons hors de l’eau tandis que l’autre examine de près mon nouvel énorme téléviseur qui rend la pièce bien plus petite.

A l’extérieur, la température me rappelle la clémence montréalaise, le temps où l’on me conseillait de prendre des esties de drugs afin de trouver le courage de sortir après vingt heures. Ce qui a changé en deux ans ? L’accent probablement.

La bonne nouvelle de ce post c’est que je trainerai ma camera à la WGO de jeudi soir, et ferais mouliner mon logiciel de montage pour pondre le YSBM 24.

La photo de Mary Louise Parker, c’est juste pour faire pétiller mes glandes lacrymales.