04 mars 2009

SK# 253



D’accord, il n’est même pas le printemps et cela oblige à un bilan hivernal plutôt morose, imposant une conclusion simple. Mon système immunitaire m’a abandonné.

Si l’on considère un terrain allergique en évolution causé par une traversé quotidienne du périphérique de la Porte d’Orléans depuis cinq années, j’ai, depuis aout 2008, contracté trois angines, une bronchite et quatre rhumes. Sans oublier, la diminution de la vision de l’œil droit et une dent de sagesse douloureuse.
Je suis une ruine.

Je pourrais passer mes dimanches à courir les marchés bios, financer les instituts de massage, m’accroupir en position du lotus et positionner mon âme par rapport aux douleurs du monde en humant de l’encens à la camomille. Au lieu de cela, j’enraye un peu plus la machine organique, remettant en cause toutes les statistiques des gens de ma génération.

Je brule la chandelle par les deux bouts, et je croque au milieu.

Au bureau, les mariages et les grossesses s’annoncent au rythme des battements de cils, et pendant qu’elles peaufinent les garde-robes de leurs fétus, je traine sur le bitume du dimanche matin, les zygomatiques cramés, la peau fuyant mon corps, en répétant avec mes copines de débauche après quinze heures de fête non-stop : « J’ai froid, j’ai chaud. J’ai froid, j’ai chaud ». Et cela, sans même regretter un instant n’avoir personne à conquérir.


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« L’église St Eustache »